FAQ : Entreprises
Questions fréquemment posées
- Comment puis-je reconnaître si quelqu'un a un problème de dépendance ?
- Les personnes avec un problème de dépendance ne doivent-elles pas d'abord "toucher le fond" avant que l'on ne puisse les aider ?
- Dois-je prouver qu'un collaborateur ou une collaboratrice a un problème de dépendance ?
- Est-ce que je dois dire à mon employé qu'il est alcoolique ?
- De supposés problèmes de dépendance d'un collaborateur ou d'une collaboratrice sont-ils de l'ordre du privé ?
- Puis-je interdire l'alcool à mes employé-e-s pendant leurs loisirs ?
Comment puis-je reconnaître si quelqu'un a un problème de dépendance ?
Selon quelle dépendance est en cause, ceci n'est pas toujours facile à reconnaître. En règle générale les conséquences de la consommation ne sont visibles qu'après un certain temps. Il existe néanmoins quelques signes qui laissent supposer un certain abus :
comportement au travail : de fréquentes et courtes absences, dépassement du temps de pause, augmentation des erreurs, déni, travaux non-routiniers qui doivent être repris (les tâches de routines peuvent éventuellement être exécutées même en étant d'ivresse)
comportement social : les personnes dépendantes se retirent peu à peu, évitent le contacts avec les autres ; en cas de conflit les collaborateurs et les collaboratrices rejettent toujours la faute sur les autres, réagissement de manière agressive et négative envers toute critique, démentent leur propre faute
Apparence extérieure : tenue vestimentaire négligée, manque d'hygiène corporelle, yeux vitreux, visage bouffi et rouge, troubles alimentaires, langage "brouillé", tremblement au niveau des mains
Il faut toutefois faire preuve de prudence, car les signes cités ci-dessus n'ont pas forcément un lien avec les problèmes de dépendance. Ils peuvent l'être mais ne le doivent pas.Les personnes avec un problème de dépendance ne doivent-elles pas d'abord "toucher le fond" avant que l'on ne puisse les aider ?
Non, car pour la plupart, ces personnes ne savent pas le mal qu'elles se font à elles-mêmes ainsi qu'à leur entourage en consommant de manière abusive une substance. Sur leur place de travail ces personnes ont besoin de supérieurs, collègues qui leur mettent un miroir devant les yeux et leur montrent où ils en sont actuellement, respectivement ce que les autres pensent d'eux. Les personnes concernées ont besoin comme nous tous de retours ; et il vaut mieux réagir rapidement !
Dois-je prouver qu'un collaborateur ou une collaboratrice a un problème de dépendance ?
Non, en tant que supérieur-e vous ne devez pas poser de diagnostic, étant donné qu'il s'agit d'une maladie. S'il s'agissait d'une autre maladie de vos collaborateurs ou collaboratrices vous ne poseriez pas de diagnostic et ne proposeriez pas de consultations. Vous ne devez juger "que" la performance et le comportement de vos employé-e-s. Vous n'avez pas non plus à endosser le rôle du thérapeute, vous pouvez par contre soutenir vos collaborateurs et collaboratrices, en cherchant la discussion avec eux. Si vous ne vous sentez pas suffisamment à l'aise pour conduire un entretien, vous pouvez vous laisser conseiller et trouver un soutien auprès de nos collaborateurs spécialisés.
Est-ce que je dois dire à mon employé qu'il est alcoolique ?
Non, car en tant que supérieur-e vous ne devez pas poser de diagnostic pour savoir si quelqu'un est dépendant ou non. Ceci reste pour l'instant votre supposition. Concentrez vous sur des faits, par exemple sur des prestations insuffisantes ou un comportement à risque sur le lieu de travail. Dans ce cadre-là, vous pouvez en tant que supérieur poser des exigences claires face aux changements attendus.
De supposés problèmes de dépendance d'un collaborateur ou d'une collaboratrice sont-ils de l'ordre du privé ?
Oui, mais la spère privée s'arrête au moment où le collaborateur ou la collaboratrice arrive au travail et ne reprend qu'après le travail.
Puis-je interdire l'alcool à mes employé-e-s pendant leurs loisirs ?
Non, mais vous pouvez attendre de vos collaborateurs et collaboratrices qu'ils arrivent au travail avec "0 pour mille" et qu'ainsi leurs performances et leur comportement ne donnent pas lieu de se plaindre.

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